Jazz Conilhac

Author Archives: Jazz Conilhac

L’Echonilh’Jazz – 9 Novembre 2018

JOURNAL DU FESTIVAL de CONILHAC 2018
Rédacteurs du Journal  :
Jérôme BAUGUIL, Jean Michel CHESSARI, René GRAUBY, Babeth PORCARELLI

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L’Echonilh’Jazz – 3 Novembre 2018

JOURNAL DU FESTIVAL de CONILHAC 2018
Rédacteurs du Journal  :
Jérôme BAUGUIL, Jean Michel CHESSARI, René GRAUBY, Babeth PORCARELLI

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Cinéma

Jeudi 22 Novembre à 21h00
Cinéma Le Palace – Lézignan Corbières

BORN TO BE BLUE

Réalisé par Rober Budreau

Le jour où il est passé à tabac, la vie de Chet bascule. Les mâchoires fracassées, il se voit contraint de laisser derrière lui sa carrière de trompettiste de jazz. Avec à la clé, la dépression et l’appel irrépressible de la drogue. Mais Jane, sa compagne, ne l’entend pas de cette oreille : la seule addiction qui vaille, c’est la musique. Il doit se ressaisir et regagner par son talent la reconnaissance de ses pairs. L’Histoire n’oubliera pas son nom : il s’appelle Chet Baker…

Avec le concours de la ville de Lézignan Corbières et le Ciné Club Le Palace

Bande-annonce :

Born to be blue   Bande-annonce

 

 

Jacques ADAMO Quintet

Samedi 3 Novembre 2018
Salle Michel Olive – Entrée Gratuite

Jacques ADAMO Quintet

Jacques ADAMO (Trompette)
Guy ROBERT (Saxo)
Philippe ROSENGOLTZ (Piano)
Jean SANTANDREA (Contrebasse)
Michel CALVAYRAC (Batterie)

L’Affaire à Swing

Samedi 9 Novembre 2018
Salle Michel Olive – Entrée Gratuite

L’Affaire à Swing

Marc ORIOL (Sousaphone)
Pascal PEZOT
(Saxophone)
Jérôme VACQUIER
(Sax Soprano)
Eric GILLES
(Banjo)

 


ELL’& LUI TRIO

Samedi 10 Novembre 2018
Salle Michel Olive – Entrée Gratuite

ELL’& LUI TRIO

Thierry GONZALES (Orgue)
Cécile VIDAL (Chant –Trompette)
Guy OULD –YAHOUI (Batterie)


KING RENO DIXIE 8

Samedi 17 Novembre 2018
Salle Michel Olive – Entrée Gratuite

KING RENO DIXIE 8

Marie GOTTRAND (Piano)
Elise SUT (Tuba)
Eric GILLES (Banjo)
Julien MIRO (Trombone)
Jean François BONNEL (Cornet et sax Tenor)
Renaud PERRAIS (Trompette et sax Tenor)
Gérard MURPHY (Clarinette)
Thierry LUTZ (Batterie)

 

BLIND TIGER SWING Quintet

Samedi 24 Novembre 2018
Salle Michel Olive – Entrée Gratuite

BLIND TIGER SWING Quintet

Jean Claude ALQUIER (Sousaphone)
Marc THIBAULT (Trombone)
Gilles BAREIL (Guitare)
Gérard RUIZ ( Saxo soprano)
Marina BELLIMALO (Chant)

 

L’Echonilh’Jazz – 18 Novembre 2017

JOURNAL DU FESTIVAL de CONILHAC 2017
Rédacteurs du Journal  :
Jérôme BAUGUIL, Jean Michel CHESSARI, René GRAUBY, Babeth PORCARELLI

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« Migration Blues » d’Eric Bibb : quand le blues devient porteur d’espoir

On a souvent l’habitude de voir le blues comme une musique plutôt dépressive, exprimant les accidents de la vie, ou la détresse d’un peuple. Dans ce nouvel opus du chanteur et guitariste Eric Bibb, il porte un message d’espoir, profondément positif et humaniste, en réponse aux événements actuels qui touchent tous les continents. Sortie le 31 mars chez Dixie Frog. Le titre parle de lui-même : « Migration Blues ». Sur son dernier album, Eric Bibb nous raconte une histoire ancestrale et encore terriblement actuelle : le déracinement. Ses textes semblent avoir été écrits au début du XXe siècle, mais ces récits sont intemporels : les voyages périlleux et initiatiques des bluesmen ayant dû fuir le sud rural du Mississippi pour gagner les grandes villes comme Chicago ou Détroit résonnent en écho aux afflux de migrants en Europe.
Deux chansons leur sont d’ailleurs dédiées : « Refugee moan », qui retranscrit avec les tripes ce que peut ressentir un être humain forcé de tout abandonner du jour au lendemain pour espérer des jours meilleurs ; et « Prayin for shore » où un migrant à bord d’une embarcation de fortune guette avec inquiétude et espoir un rivage pour l’accueillir. Ces migrations, c’est aussi toute l’histoire du blues : parti des champs de coton avec une instrumentation sommaire et acoustique (le « delta blues » du Mississippi), il s’est urbanisé et électrifié dans les villes industrielles comme Chicago avec Muddy Waters ou Detroit avec John Lee Hooker.

Un style à la fois minimaliste et moderne

Eric Bibb a choisi de conserver le côté épuré du blues des origines : une guitare (le plus souvent National ou Dobro, ces fameuses guitares à résonateur métallique au son imposant, et notamment celle du grand Bukka White jouée par Bibb sur « Postcard from Booker »), une voix habitée, parfois un harmonica (l’ami fidèle Jean-Jacques Milteau), un banjo ou une deuxième guitare (Michael Jerome Browne), très occasionnellement une pulsation rythmique sommaire. Pas de fioritures, pas d’esbroufe, pas de solo tonitruant ; mais une ambiance qui évoque le deep south delta : moite, rugueux, désertique.
Le morceau titre est sans paroles, comme si la musique exprimait encore mieux que les mots le sentiment de déracinement. Des notes qui évoquent le périple, le danger, l’inconnu, mais aussi l’espoir d’une vie meilleure. Ce sont d’ailleurs ces tonalités plutôt majeures qui donnent une couleur optimiste à l’album.
C’est toute la force de ce disque : tout en revisitant le style des classiques (Robert Johnson, Son House, Bukka White, Mississippi Fred McDowell et consorts), Eric Bibb embrasse littéralement le delta blues pour lui donner une autre dimension qu’on pourrait presque qualifier de « World music ». Même si l’ambiance de l’album est typique deep south delta, on ressent une ouverture indéniable vers d’autres continents que l’Amérique, notamment l’Afrique (« Four years, no rain » et « Mornin  train ») et bien sûr l’Europe avec « Prayin for shore ».

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