Actus Jazz

Le Printemps du Jazz est là !

Le samedi 9 Juin 2012, Jazz/Conilhac organise son concert de printemps. Après le repas, nous vous invitons à retrouver des musiciens locaux connus et reconnus témoignant de la richesse du jazz départemental et régional et qui participeront à ce concert. Ainsi on pourra retrouver sur la scène de Conilhac : Philippe LEOGE, Jacques ADAMO, Thierry OLE, Tania MARGARIT, Mickael JURAVER, Jean Pierre BARREDA, Jean Michel CABROL, Gerard PONCIN, Guy MARTY, Michel CALVAYRAC, Dominique RIEUX, Vincent CALMETTES, Georges TORSIELLO, Hugo MIQUEL, Charlotte BONNET, Henry LASSEMILLANTE, GHOST NOTES, TRIO BERGIN, l’AFFAIRE A SWING.

Pour toutes les personnes intéressées par la formule repas + concert une réservation est souhaitée : elle est faisable en téléchargeant la fiche de réservation et en la retournant à Jazz/Conilhac – Mairie de Conilhac Corbières – 11200 CONILHAC CORBIERES

Tarifs :
Repas+Concert : 20 €
Concert : 15 €

Duende : Nouvel album d’Avishai Cohen

Nouvel album en vue pour Avishai Cohen… Deux ans après « Seven Seas », le contrebassiste et chanteur israëlien va sortir le 21 mai prochain « Duende », un opus en duo avec le pianiste Nitay Hershkovits qui a récemment remplacé Shai Maestro aux claviers. L’album paraîtra, une fois de plus, sur le label Blue Note.

Duende. L’âme en espagnol, ce sentiment indéfinissable qu’aime tant le contrebassiste et compositeur Avishai Cohen. « Le mot en lui-même sonne merveilleusement. C’est un feeling essentiel qui éclaire la musique ! ».

Duende, pour un duo basse-piano avec Nitai Hershokovits, un dialogue quasi-télépathique entre deux complices. »A deux, vous pouvez sonner plus large, en ayant plus d’espace. J’ai le sentiment que ce disque offre un horizon plus vaste que tout ce que j’ai pu faire précédemment. »

Quelques standards revisités, quelques anciens thèmes à lui transfigurés et quatre nouvelles compositions inspirées. Au total trente-cinq minutes de musique. »Avec le jazz tout particulièrement, plus vous vieillissez, plus votre propos se précise. Vous jouez moins fort moins de notes mais votre parole porte plus. Nous avons livré ici nos expressions, sans artefact ni virtuosité. Parler avec son coeur, pas ses doigts. »

Eric Bibb, big bluesman du Bayou

C’est l’un des événements de la rentrée blues du printemps. Le 2 avril, l’auteur-compositeur-interprète Eric Bibb tiendra l’affiche du New Morning avec l’harmoniciste Jean-Jacques Milteau. Avec Deeper in the Well, l’Américain sexagénaire (il paraît une petite quarantaine) s’immerge davantage dans les racines de la musique populaire. Enregistrées en septembre 2011 au studio Cypress House de Dirk Powell, au pays du bayou, en Louisiane, avec l’harmoniciste Grant Dermody, les nouvelles chansons suintent un folk-blues rural de grande facture. L’obsession du bluesman, c’est de fondre les genres musicaux. Eric Bibb a connu adolescent la période d’envol du Folk de Greenwich Village. Son regard a croisé Bob Dylan : il a discuté avec lui. Le Zim lui a prodigué ce conseil unique : « reste simple »! La leçon a porté. Le disque propose une reprise minimaliste du légendaire The Times they are Changin’. Les rencontres ont forgé la personnalité musicale. Plus tard, sur les circuits du folk que parcourait son père Leon Bibb, le New Yorkais a croisé un des pères du Blues du Delta, Son House; la chanteuse Odetta, dont il vénère encore le style aujourd’hui; enfin le compositeur de folk Phil Ochs. Quand on lui demande s’il a connu Judy Collins, le visage s’éclaire. La chanteuse aux yeux bleux, une des plus belles voix du folk, l’a marqué.

Sortie du livre de photographies du Kitz

 

Sa rencontre avec Bill Coleman lors d’un bal à Rodez est sans nul doute le facteur déclenchant de la passion de Kitz, Christian Kitzinger, pour le jazz. Quelques années plus tard, en 1972, il commence à pratiquer la photographie et c’est tout naturellement le même Bill Coleman qui sera l’objet de son premier cliché cette fois à Lavaur, c’était en 1975.

De Jazz in Marciac en passant par Albi Jazz, Jazz à Sète et tant d’autres festivals, il n’aura de cesse dans les années 80 et 90 de ramper au pied d’une scène en plein concert pour saisir l’instant intime et mystérieux où le musicien est en symbiose avec son instrument et son public, gage d’une photo unique.

 

 

Depui 1981 jusqu’à nos jours, il exposera des portraits insolites et singuliers des plus grands nom du Jazz dont certains sont passés à Jazz sur Conilhac : Christian Escoudé, Guy Lafitte, Liz Mac Comb, Jacky Terrasson, Johnny Griffin, Glen Ferris, Olivier Temime, Omar Sosa, Laurent De Wilde, Richard Galliano, Maurice Vander, Didier Lockwood, Sarah Lazarus,…

Des « classiques incontournables »aux Big Bands en passant par « Les Inédits » et « Les ladies of Jazz », ce sont plus de 90 images, pour la plupart en noir et blanc, qui feront revivre les grands moments de ces artistes dont est tellement épris Christian Kitzinger.

Pour en savoir plus visitez son blog http://ckjazz.eklablog.com/ ou http://fr.blurb.com/bookstore/detail/2628481#comments

Retrouvailles entre Paolo Fresu et Omar Sosa

Ils avaient déjà sorti un disque live en 2007… Paolo Fresu et Omar Sosa se retrouvent ce mois-ci dans « Alma », un album distribué par Harmonia Mundi et qui sortira le 24 janvier sur le tout nouveau label de Paolo Fresu, Tuk Music. Le trompettiste italien et le pianiste cubain ont également invité pour la réalisation et l’enregistrement de cet album Jacques Morelenbaum, qui a collaboré dans le passé avec Antonio Carlos Jobim, Caetano Veloso et Gilberto Gil…

Stacey Kent en live !

Le prochain album de Stacey Kent, Dreamer in concert, sortira le 24 octobre. Sur la scène de La Cigale les 30 et 31 mai derniers, Stacey a partagé des moments d’intimité et d’émotion intenses avec un public complice et captivé.
Après 8 albums studio, c’est la première fois que Stacey propose un album enregistré en public. Sur scène elle livre une relecture des chansons les plus emblématiques de son répertoire, des standards du Great American Songbook, « The Best is yet to come », « If i were a bell », « It might as well be Spring » entre autres. Elle y revisite aussi quelques classiques de la chansonfrançaise : « Ces petits riens », « Samba Saravah », «Jardin d’hiver », …. Et elle y interprète quatre chansons inédites, 2 reprises d’Antonio Carlos Jobim, « Waters of March » et « Dreamer » ainsi que 2 nouvelles compositions de son mari, le producteur et saxophoniste Jim Tomlinson, « Postcard lovers » sur un texte écrit par le romancier Kazuo Ishiguro (auteur des «Vestiges d’un jour ») et « O Comboio » d’un poète brésilien nommé Antonio Ladeira sur laquelle Stacey chante en portugais.

Big Band 31 et David Linx – All or nothing at all

La rencontre entre le Big Band 31 et David Linx a eu lieu il y a un an au festival de Jazz sur son 31 à Toulouse. Depuis 25 ans, Jazz/Conilhac a su garder des liens très forts avec le Big Band 31 qui a clôturé le premier festival de Jazz en 1987. David Linx était passé sur la scène Conilhacoise en 2005. Il a également participé à un CD hommage à Claude Nougaro « Le Coq et la Pendule » avec A. Ceccarelli, P.A. Goualch, D. Imbert. Quelques morceaux de Claude Nougaro, arrangés par Philippe Léogé, seront interprétés lors du concert du 29 octobre.

Extrait vidéo :

Interview Samy Thiébault, Festival Jazz à Sète

Interview du saxophoniste Samy Thiébault avec extraits du concert dans le cadre du festival Jazz à Sète au théâtre de la mer.

Michel, la musique et les femmes

Un documentaire riche de nombreux témoignages met en lumière l’étonnant pianiste Michel Petrucciani. Jazzman fougueux et artiste vivant à un rythme effréné.

Dans l’histoire du jazz, Michel Petrucciani restera, à l’instar de Django Reinhardt, comme l’un des rares interprètes français à connaître une gloire internationale. Disparu à 36 ans le 6 janvier 1999, le pianiste aura surmonté un terrible handicap physique -l’ostéogénèse ou maladie des os de verre-qui bloqua sa croissance (il mesurait à peine un mètre) et toujours le fit souffrir.

Michael Radford, réalisateur comblé de « Il Postino », auteur de nombreux documentaires pour la BBC, évoque ce destin peu commun avec une rigueur qui ne laisse dans l’ombre aucun des aspects-les plus lumineux et les plus sombres- de cette forte personnalité. Les documents présentés-extraits d’interviews et de concerts de Michel, témoignages d’une quarantaine de ses proches- révèlent un musicien hors pair, un travailleur acharné, et un homme vivant à 150 %, blagueur, séducteur et qui jamais ne se plaignait. « Il était pétri de musique », se souvient une voisine de sa ville natale d’Orange. « La première fois que je l’ai entendu en concert, je suis resté collé au plafond » confie Francis Dreyfus, son dernier producteur.

Sans tomber dans le sentimentalisme ni le sensationnalisme, Michael Radford, qui n’a jamais connu Michel, nous fait découvrir un incroyable musicien et un incroyable être humain. Les puristes du jazz regretteront certes que l’identité des témoins ne soit pas indiquée par une incrustation sur l’écran mais c’est une volonté artistique délibérée du réalisateur.

Michel Petrucciani, documentaire de Michael Radford, 102 minutes.

Manu Katche & Kyle Eastwood ‘Hot box’

Bien sur, quand on a grandi à 15 minutes de Monterey en Californie (ville d’un festival immortalisé par « Play Misty for me », le tout premier film aujourd’hui mythique de son papa), que tout gosse vous serrez la main de Stan Getz en backstage ou que Miles Davis débarque chez vous, il y a des prédispositions qui semblent naturelles ; si vous y rajoutez le même regard enjôleur, la même « cool attitude » et la même gentillesse que Clint, vous comprendrez pourquoi Kyle Eastwood n’a rien d’un fils à papa.
Avec qui il travaille pourtant depuis des années sur les bandes originales de ses films ; et si le cinéma a perdu un réalisateur quand il a stoppé ses études, le jazz (et Paris où il réside) a gagné un très bon bassiste.
Qui sera présent aux cotés de son complice Michael Stevens avec qui il a notamment réalisé les B.O. d' »Invictus » et « Letters Of Iwo Jima », toujours pour Clint Eastwood. Dernier détail qui a son importance: un des grands amis de Kyle a beaucoup travaillé dans le studio de ce dernier et s’appelle… Jamie Cullum.